Ateliers des artistes avec les élèves :
En peignant librement, tu peux découvrir ta créativité, en ne suivant que ta propre inspiration, en t’appropriant tes émotions, ton ressenti comme matière première de l’expression et en te laissant guider par le plaisir dans l’utilisation des couleurs et des matériaux.
« Pour ma part, l’atelier avec les élèves fut une expérience enrichissante car le challenge d’intéresser des ados à une peinture non académique, informelle était de taille ! Tout d’abord déroutés, ils se sont vite pris au jeu car le non-jugement et le plaisir (je crois !) étaient au rendez-vous ! J’était fière de leurs travaux lors de l’exposition ! » (CB)

Participants
SORMANI Mathieu
ALDER Loïc
DESSUET Tifffany
MIAH Fabia
SCHEURER Tahra
STEPHEN Tharushi
ANNEN Caroline
DA ROCHA RODRIGUES David
RAMIQI Andi
TUYNS Sasythorn
Par cette inversion qui fait que c’est le modèle qui devient le créateur, tu t’interroges sur la question du contrôle de l’image, que l’on voit partout à la télé, dans les journaux, et sur le sens des images que tu vois ou que tu fabriques.
« Ma proposition d’atelier avec les élèves de la Seymaz fut d’insister sur la représentation de soi (corps, attitude) face à l’appareil photo. Nous avons étudié des tableaux classiques de portraits puis des groupes d’élèves se sont formés pour élaborer des chorégraphies narratives. L’ensemble des chorégraphies à été filmé en vidéo puis des images «de l’intérieur de la peinture» ont été réalisées. Le tout a été monté sur une musique au piano. Je trouve les filles et garçons extrêmement gracieux à l’image, et ils ont tous été très coopératifs et impliqués dans le projet. » (CD)
Participants
BOHNERT Brittney
BURRI Maxime
CORREA Tamara
KRENZI Meliza
PEYER Melissa
ROTUNDO Killiane
TRANE Valentina
EL HAKIM Dahlia
KELLENBERGER Charlène
CAZORLA Maeva
ANZALONE Mélanie
RIZZO Debora
WEISS Ludovic
LAMBELIN Julien
LIN Ruiliang
C’est un groupe musical mythique des années 60 composé uniquement de femmes gendarmes ou militaires en Guinée Conakry (Afrique de l’ouest).
Le groupe fut créé à l’initiative de Keita Fodéba, alors ministre de la défense, sous la présidence d’Amadou Seckou Touré, mais également écrivain, dramaturge et compositeur.
Des femmes occupent des places symboliques dans l’armée d’autres pays africains. Par exemple, Kadhafi, président de la Lybie, a aussi des « Amazones » qui composent sa garde présidentielle. Thomas Sankara, président révolutionnaire du Burkina Faso assassiné en 1987, avait également une garde motorisée exclusivement féminine. La place donnée aux femmes dans l’armée ou à d’autres fonctions du pouvoir est souvent utilisée pour afficher des ambitions « révolutionnaires », révolution qui ne peut passer que par une émancipation des femmes selon le discours de ces révolutionnaires.
Le terme Amazones renvoie aussi au corps armé de guerrières de l’empire du Dahomey (actuellement Bénin) qu’un roi mit sur pied et qui lutta férocement contre les colonisateurs français à la fin du XIXe siècle. Elles sont aussi présentes dans la mythologie grecque.
Durant cet atelier avec Boubacar, tu réalises un portrait d’un-e de tes camarades à la peinture couleur en travaillant la gestuelle sur la musique des Amazones de Guinée (et en dansant pourquoi pas ?).
« Ah, le volet pédagogique. J’avoue que j’ai beaucoup appris avec les élèves pendant les ateliers. J’ai été surpris de leur performance le jour du vernissage qui a été pour moi une réussite, car ils étaient un peu timides durant les ateliers. » (BD)

Participants
VANLOO Sarah
HUANG Sini
IMHOF Florence
BOISSONNAS Victoria
LIECHTI Emilie
VINOD Arjun
AYDOGDU Blanca
CHAHLAOUI Hana
SAHITI Endrita
PERRIARD Amaya
MAGALHAES GUERRA Sandrine
PANOW Anne-Sophie
GOMEZ Leticia
Mamadou DIENG CISSE
Après un témoignage de Mamadou sur la place des femmes dans sa société d’origine, le peuple Soninké qui vit à l’est du Sénégal, tu apportes un point de vue et un témoignage sur ton vécu si tu le souhaites. Puis, par la peinture, tu racontes une situation vécue ou vue dans ton environnement familial, scolaire ou avec tes amis. Cette scène peinte exprime un point de vue, un sentiment ou une question sur le thème Femme et Autorité; ensuite tu présentes et expliques ton travail dont le sujet donne lieu à une discussion en groupe. Enfin, tu réalises un second travail à la peinture en ayant à l’esprit les échanges avec Mamadou et tes camarades qui te permettent de confirmer ton point de vue, ton sentiment ou de les remettre en question. Tu présentes finalement ton deuxième travail aux autres afin d’expliquer en quoi ta position a changé ou pas.
« L’atelier mené au collège de la Seymaz, avec l’aide de l’enseignante d’art visuel Karine Glatz pour l’encadrement des élèves, a été très positif. Les élèves, ouverts et attentifs, ont beaucoup apprécié ces moments d’échange et de peinture. J’ai été frappé par le bâtiment impressionnant du collège, mais aussi bien sûr par l’accueil généreux de la direction et du personnel. » (MDC)
Participants
ALBERTINI Theo
KUNZ Victoria
OSMANI Dardan
BARRAUD Elodie
GHAFOUR Ziad
RAYMUNDO CAETANO Filipe
SAKAT Alev

Conclusions du workshop au CO Seymaz Land-Art : L’Art de la Pachamama.
« L’objectif de ce travail avec les élèves du collège de la Seymaz était d’introduire un art différent : le Land-Art et le Landscape.
Habitués qu’ils sont aux arts traditionnels qu’ils peuvent trouver dans des ateliers (peinture, dessin, sculpture), initier les élèves au land-art et au landscape était une tâche difficile!
Le land-art n’est pas un art que les enfants ne connaissent pas, mais ils ne le reconnaissent pas comme un art. On trouve facilement cet art dans l’espace urbain. Dans chaque jardin public ou privé.
Il est difficile de transmettre des concepts abstraits à des enfants de 11 ou 12 ans. C’est pour cela que je leur ai proposé d’aller dans la petite forêt à côté de leur collège à la « chasse au trésor» récolter des morceaux de bois, des feuilles et tout élément végétal que nous trouvions beau. A partir de cette récolte dans le macrocosme, on a introduit les éléments au microcosme du jardin intérieur du collège.
Je leur ai parlé de la terre comme d’un élément féminin, fertile, accueillant et méritant le respect, comme notre propre mère. Les sujets à traiter en relation avec le respect pour la terre sont multiples et même très vastes, le recyclage du papier, les tri des poubelles, l’eau, l’importance des jardins cultivés avec des plantes autochtones et l’importance de diversifier les cultures pour protéger l’équilibre de l’écosystème régional.
Durant l’après-midi, je leur ai proposé un exercice d’observation. Ils ont dessiné en détail un petit élément de notre récolte, au crayon, sans couleurs, se servant seulement de la ligne et en utilisant le moins possible de la gomme pour corriger.
Pendant cet atelier nous n’avons jamais été à la recherche d’une production artistique, mais nous avons donné la priorité à l’expérimentation et à la recherche, même l’« oeuvre finale » est une oeuvre éphémère et biodégradable.
Le microcosme de lichens et des petits champignons a été apprécié de près par les élèves.
Mais après cette expérience, la réalité architecturale du collège était la meilleure excuse pour parler de landscape.
Le sujet de la première partie de l’atelier était le land-art, mais la seconde partie s’est imposée : le landscape, qui est l’art de relier la nature, l’habitat et l’espace architectural.
Pour expliquer ce « nouvel art ou forme d’expression », je me suis retrouvé avec un monstre magnifique : le bâtiment du collège. Cette oeuvre architecturale était forcement idéale.
Je leur ai proposé, pour commencer, de travailler avec les tuteurs des arbres du patio intérieur, où nous avions installé la veille les mobiles construits avec le bois que nous avions trouvé en forêt.
Après avoir appliqué de l’argile sur les tuteurs plantés en diagonale dans ce patio, nous sommes allés colorer avec cet argile rouge les arbres devant l’entrée principale du collège, ensuite ceux de l’esplanade, profitant d’un espace gigantesque et voluptueux.
Ce massage à l’argile fait du bien aux arbres. Ce processus d’interaction entre les élèves, leur environnement architectural et la nature qui l’héberge a été réussi. Tout a été intégré, pas par des explications conceptuelles, mais par la mémoire que les enfants portent dans leurs mains d’avoir fait un massage à l’argile à un arbre pour la première fois.
Les élèves ont étés invités à habiter leur collège, à s’approcher de cette magnifique oeuvre d’architecture, pas sur le plan de la conscience superficielle, mais plutôt plus profondément, par l’expérimentation des perceptions.
La modification minimaliste d’un élément simple, a eu comme résultat un oeuvre collective avec un fort impact visuel.
Ma conclusion est donc que parfois les idées préconçues peuvent être franchies non par une communication directe à travers la parole, mais très facilement à travers l’ouverture que permettent des perceptions plus simples, comme le tactile et le visuel. » (JCG)

FIACAN Stefan
HINNI Elinn
PARDINO GARCIA Benjamin
ISENSCHMID Julien
PILOTTO Loris
FAVRE Pierre
FRAINIER Johann
MENDOZA SANCHEZ Maricielo
CLERC Julie
GARCIA MARTIN Sara
HAAKE Caroline
PISANELLO Melissa
HAGOSE Munire
LOPEZ RESTREPO Juan-José
MARTINS ALMEIDA Ana
Lina HAKIM
Dans ton quotidien, tu organises ton espace ainsi que ton temps pour avoir un contrôle sur ton environnement. Toutes tes habitudes forment un système qui t’est propre.
A travers cet atelier avec Lina :
- Tu comprends tes systèmes d’interaction avec ton quotidien (en rassemblant des éléments pour documenter tes habitudes et en les décrivant) et comment ils transforment positivement ton environnement.
- Tu découvres et articules la beauté et le potentiel de ces systèmes.
- Tu crées, à partir d’objets du quotidien, de photos, de textes, un document ou une intervention ou encore une installation racontant ton quotidien et ton rôle d’acteur de ton environnement.
« L’atelier avec les élèves de la Seymaz a été très éclairant: ces élèves de 13 ans ont été vite intéressés par le concept de l’installation en art, et ont su donner libre cours à leur imagination en pensant d’incroyables possibilités d’installation. Leur travail final, des tags en 3D, était une superbe réflexion sur le thème de l’atelier et une réaction à l’autorité en général: leur idée de faire des tags était qu’il faut faire entendre sa voix, qui qu’on soit, et d’où qu’on vienne. » (LH)
CHERVET Basile
CANTONI Michael
CISERA Leandro
LUDI Kevin
AL-JARRAH Aye
CABITZA Moreno
PERRINA Antonio
FROIDEVAUX Etienne
JOUSSON Justine
SUTTER Antoine
ALLENDE Lena

L’atelier avec Donna est basé sur le texte et le son. Sur la durée de l’atelier, tu dois écrire, comme chacun des participants, quelques phrases sur une femme que tu connais et dont tu sens qu’elle a une position d’autorité remarquable. Ces textes sont lus à voix haute par toi et tes camarades et enregistrés pour créer une bande son unique qui parle de la force de ces différentes femmes tout en donnant l’idée que les voix ne parlent que d’une seule femme. Tu abordes donc des notions d’écriture, de diction, mais aussi de techniques d’enregistrement audio.
« Le workshop avec les élèves de la Seymaz a offert des résultats surprenants. N’utilisant que l’écriture et la lecture comme instruments de création, les élèves ont produits des installations, des performances ainsi qu’une intervention sonore (Pour Moi, she is a wonder woman) qui définit le thème « Femme et Autorité » depuis leur propre point de vue ». (DK)

MASSA Rémy
SERRA Nicolas
GRISCOM Taina
PAPIN Adeline
PAPA Damien
TULA Nergjivane
BAUMGART Charlotte
GIAMARCHI Gabriel
GIOS Elsa
YANEZ GUZMAN Carlos-André
CALLEGARO Kelly
KERNEN Basile
Philippe LUYTEN
Soit en simple collecte mise à jour, soit en prenant position par les rencontres et collisions de mots et de photos. Le résultat en sera une série de boîtes finalement assez intimistes, certaines traitées avec humour et dérision, d’autres dénonçant crûment par les images certaines violences banalisées, d’autres très sensibles dont l’auteur prenait position avec poésie et délicatesse. Certains élèves de l’atelier ont produit des objets très personnels, à la réalisation très fine.
J’espère sincèrement que cette première collaboration avec des intervenants extérieurs sera suivie d’autres initiatives semblables. Cela me semble important de sortir les élèves de ce magnifique cadre dans lequel ils ont la chance de vivre, et de faire entrer dans ce CO des dynamiques extérieures, porteuses de créativité et d’ouverture. » (PL)
DA BROI Toma
PRADERVAND Mathieu
REDZEPI Alban
BASSET Leo
GAVIN Cyril
MARTINS ALMEIDA Ana
BERNARD Nicolas
CARDOSO Richard

Denise MILLET
« Le pouvoir des papilles »
La cuisine, à la maison, c’est souvent le royaume des femmes et elles y règnent sans partage, pour le plus grand plaisir des maris, enfants et des petits enfants qui gardent pour toujours le souvenir de plats délicieux que, selon eux, personne ne réussira jamais comme elles. Dans les restaurants, le chef est souvent un homme, mais même ces chefs ont l’eau à la bouche au souvenir d’un plat que leur mère ou leur grand-mère leur mitonnait et espèrent le préparer aussi bien.
Dans cet atelier avec Denise, on te raconte d’abord un conte, puis c’est à ton tour de faire un court récit d’un moment particulier que tu as vécu en relation avec « Le paradis des papilles ». Ensuite vous vous posez ensemble des questions sur l’organisation entre hommes et femmes, sur une autre manière de manger, des perspectives d’avenir (y aura-t-il encore des grands-mères cordons bleus ? ou le temps des grands-père viendra-t-il ? etc). En fin de matinée, l’argile est préparée.
L’après-midi, expression terre par le modelage de personnages, de situations ou d’objets (travail individuel ou en groupe) en rapport avec les histoires et discussion du matin.
Le lendemain matin, finitions, mise en relation des différents thèmes exprimés et mise en espace des travaux.
« Avec les élèves du collège de la Seymaz, qui avaient environ 13 ans, le thème était « le pouvoir des papilles ».
L’argile est magique. Rapidement, les idées se transforment en un jeu avec la matière. Deux groupes se sont formés spontanément : les garçons d’un côté et les filles de l’autre. « Femme et Autorité » pour les garçons s’exprimant par des ogresses qui mangent leurs petits, mais en les faisant cuire dans la marmite pour un repas jouissif et festif. Pour les filles, l’autorité de la femme s’exprime par la convivialité et l’égalité autour de plats multiples et variés, pour un repas également festif. Par la suite, chaque élève a écrit une histoire ou un conte accompagnant la présentation finale.
Le côté ludique du travail des garçons contrastait avec la concentration et l’application des filles. » (DM)

COTTE Nicolas
JAHIJA Alban
HASTINGS Louise
BASSET Odrann
BAUDET Julie
FERREIRA DE OLIVEIRA Telma-Sofia
TORRIONE Marie
FRANCO Matthew
GLATZ Antonin
JOVANOVIC Andreja
DURIAUX Florian
HEGI Bastien
CLERC Camille
GROSSE Sarah
CAPPONI Lucile
Nicolas NOVERRAZ
« Dans le workshop décloisonné au cycle de la Seymaz, je me suis retrouvé à devoir partager ma passion pour la sérigraphie avec les élèves, technique pour le moins complexe si elle nous est complètement inconnue. Ce partage s’est agréablement transformé en transmission du savoir tant j’ai eu la sensation qu’ils repartiraient avec un bagage bien plus riche que les quelques travaux réalisés pendant ces deux jours. Sensibiliser les générations futures à une approche artistique quelle qu’elle soit a toujours une valeur inestimable. Or, les élèves présents à mon atelier ont manifesté beaucoup d’intérêt et d’implication, ils ont été d’une perméabilité impressionnante, et d’un tempérament agréable et volontaire. J’en ai retiré une immense fierté ! » (NN)
BASSET Jules
BONNY Aurélie
CAMENISCH Lucia
HEDIGER Estelle
WYSS-CHODAT Gaël
ZANDMANN Soan
RIOS CABRERA Marco Daniel
JOVE Shanna
BIONDO Sabrina
GHINET Marisa
WILLIAMSON Megan
RIVA Joel
BIANCO Raffaele
STAUBITZ Benjamin
VANAT Sébastien

Kaaren PATTERSON
Dans l’atelier de Kaaren, tu crées un vêtement d’après un patron de vêtement unisexe qu’elle aapporté, utilisant du papier rouleau brun ou blanc. Après une discussion avec tous les participants et après avoir regardé quelques images proposées par Kaaren, tu utilises des images et du texte (dessinés et/ou découpés) pour créer ton habit de pouvoir qui parle des stéréotypes sur les femmes, du pouvoir, de caractère et de l’égalité tels que tu les vois.
« L’art et l’apprentissage visuels ont un impact sur tous les aspects de la vie. D’étendre cette expérience à une école publique où des identités et des idées adolescentes commencent à germer, était pédagogiquement juste. L’expérience de l’enseignement est un échange à double sens. En tant qu’artistes nous avons le devoir d’éduquer et d’enrichir les générations futures ; et quand bien même, quelles meilleures réflexions de nous-mêmes avons-nous qu’au travers les yeux d’un enfant. Ayant été enseignante d’art pendant de nombreuses années, je me suis réjouie de voir les élèves de la Seymaz nourris et encouragés à devenir des citoyens du monde par un environnement intelligent et enthousiaste. » (KP)

DUGERDIL Alice
FERNANDES PEREIRA LIMA Sara
GUC Sara
FUMEAUX Alexia
CHENU Laura
OSTROWITCH Mégane
BERSETH Laura
CHATELAIN Eloïse
MERMILLOD Florence
CLEMENT David
FARINHA FERREIRA Rui
MEYLAN Charlène
ANTELO CORTEGANA Antonio
CHARDONNENS Céline
D’AMICO Lucas
FEJZI Kenan
MEHMETI Liridon
OQUENDO BALTAZAR Jake
KLEBER Stéphane
CARMENI Leo
LLORENTE CANON David
ANELLO Alexandre
HUG Loïc
