Ateliers des artistes avec les élèves :

Caroline BROISSAND
Dans cet atelier de peinture avec Caroline, il y a d’abord un petit débat entre les participants pour parler du thème Femme et Autorité. Le mental ayant été sollicité lors du débat, il te faut tenter de l’exclure au moment de peindre pour laisser s’échapper tes émotions et tes ressentis sur le thème. Ce n’est qu’à la dernière heure de l’atelier qu’apparaît une volonté de symboliser ou concrétiser de façon figurative ou anecdotique le thème.
En peignant librement, tu peux découvrir ta créativité, en ne suivant que ta propre inspiration, en t’appropriant tes émotions, ton ressenti comme matière première de l’expression et en te laissant guider par le plaisir dans l’utilisation des couleurs et des matériaux.

« Pour ma part, l’atelier avec les élèves fut une expérience enrichissante car le challenge d’intéresser des ados à une peinture non académique, informelle était de taille ! Tout d’abord déroutés, ils se sont vite pris au jeu car le non-jugement et le plaisir (je crois !) étaient au rendez-vous ! J’était fière de leurs travaux lors de l’exposition ! » (CB)

Participants

SORMANI Mathieu

ALDER Loïc

DESSUET Tifffany

MIAH Fabia

SCHEURER Tahra

STEPHEN Tharushi

ANNEN Caroline

DA ROCHA RODRIGUES David

RAMIQI Andi

TUYNS Sasythorn

Chimène DENNEULIN
Depuis des siècles dans la peinture, la photographie, le cinéma, on a eu différentes façons de représenter les hommes et les femmes. Dans cet atelier avec Chimène, tu imagines avec tes camarades d’autres manières de photographier les filles et les garçons et donc d’autres manières de te mettre en scène en tant que modèle. Le modèle est celui qui véritablement fabrique l’image, et non le photographe. (« Comment ai-je envie de me présenter à l’appareil photographique ? Faut-il que je me débarrasse de centaines de clichés?»)
Par cette inversion qui fait que c’est le modèle qui devient le créateur, tu t’interroges sur la question du contrôle de l’image, que l’on voit partout à la télé, dans les journaux, et sur le sens des images que tu vois ou que tu fabriques.

« Ma proposition d’atelier avec les élèves de la Seymaz fut d’insister sur la représentation de soi (corps, attitude) face à l’appareil photo. Nous avons étudié des tableaux classiques de portraits puis des groupes d’élèves se sont formés pour élaborer des chorégraphies narratives. L’ensemble des chorégraphies à été filmé en vidéo puis des images «de l’intérieur de la peinture» ont été réalisées. Le tout a été monté sur une musique au piano. Je trouve les filles et garçons extrêmement gracieux à l’image, et ils ont tous été très coopératifs et impliqués dans le projet. » (CD)

Participants

BOHNERT Brittney

BURRI Maxime

CORREA Tamara

KRENZI Meliza

PEYER Melissa

ROTUNDO Killiane

TRANE Valentina

EL HAKIM Dahlia

KELLENBERGER Charlène

CAZORLA Maeva

ANZALONE Mélanie

RIZZO Debora

WEISS Ludovic

LAMBELIN Julien

LIN Ruiliang

Boubacar DIABANGI
« Les Amazones de Guinée »
C’est un groupe musical mythique des années 60 composé uniquement de femmes gendarmes ou militaires en Guinée Conakry (Afrique de l’ouest).
Le groupe fut créé à l’initiative de Keita Fodéba, alors ministre de la défense, sous la présidence d’Amadou Seckou Touré, mais également écrivain, dramaturge et compositeur.
Des femmes occupent des places symboliques dans l’armée d’autres pays africains. Par exemple, Kadhafi, président de la Lybie, a aussi des « Amazones » qui composent sa garde présidentielle. Thomas Sankara, président révolutionnaire du Burkina Faso assassiné en 1987, avait également une garde motorisée exclusivement féminine. La place donnée aux femmes dans l’armée ou à d’autres fonctions du pouvoir est souvent utilisée pour afficher des ambitions « révolutionnaires », révolution qui ne peut passer que par une émancipation des femmes selon le discours de ces révolutionnaires.
Le terme Amazones renvoie aussi au corps armé de guerrières de l’empire du Dahomey (actuellement Bénin) qu’un roi mit sur pied et qui lutta férocement contre les colonisateurs français à la fin du XIXe siècle. Elles sont aussi présentes dans la mythologie grecque.
Durant cet atelier avec Boubacar, tu réalises un portrait d’un-e de tes camarades à la peinture couleur en travaillant la gestuelle sur la musique des Amazones de Guinée (et en dansant pourquoi pas ?).

« Ah, le volet pédagogique. J’avoue que j’ai beaucoup appris avec les élèves pendant les ateliers. J’ai été surpris de leur performance le jour du vernissage qui a été pour moi une réussite, car ils étaient un peu timides durant les ateliers. » (BD)

Participants

VANLOO Sarah

HUANG Sini

IMHOF Florence

BOISSONNAS Victoria

LIECHTI Emilie

VINOD Arjun

AYDOGDU Blanca

CHAHLAOUI Hana

SAHITI Endrita

PERRIARD Amaya

MAGALHAES GUERRA Sandrine

PANOW Anne-Sophie

GOMEZ Leticia


Mamadou DIENG CISSE
« Communication »
Après un témoignage de Mamadou sur la place des femmes dans sa société d’origine, le peuple Soninké qui vit à l’est du Sénégal, tu apportes un point de vue et un témoignage sur ton vécu si tu le souhaites. Puis, par la peinture, tu racontes une situation vécue ou vue dans ton environnement familial, scolaire ou avec tes amis. Cette scène peinte exprime un point de vue, un sentiment ou une question sur le thème Femme et Autorité; ensuite tu présentes et expliques ton travail dont le sujet donne lieu à une discussion en groupe. Enfin, tu réalises un second travail à la peinture en ayant à l’esprit les échanges avec Mamadou et tes camarades qui te permettent de confirmer ton point de vue, ton sentiment ou de les remettre en question. Tu présentes finalement ton deuxième travail aux autres afin d’expliquer en quoi ta position a changé ou pas.

« L’atelier mené au collège de la Seymaz, avec l’aide de l’enseignante d’art visuel Karine Glatz pour l’encadrement des élèves, a été très positif. Les élèves, ouverts et attentifs, ont beaucoup apprécié ces moments d’échange et de peinture. J’ai été frappé par le bâtiment impressionnant du collège, mais aussi bien sûr par l’accueil généreux de la direction et du personnel. » (MDC)

Participants

ALBERTINI Theo

KUNZ Victoria

OSMANI Dardan

BARRAUD Elodie

GHAFOUR Ziad

RAYMUNDO CAETANO Filipe

SAKAT Alev

 

Juan Carlos GOMEZ MONDINO

Conclusions du workshop au CO Seymaz Land-Art : L’Art de la Pachamama.
« L’objectif de ce travail avec les élèves du collège de la Seymaz était d’introduire un art différent : le Land-Art et le Landscape.
Habitués qu’ils sont aux arts traditionnels qu’ils peuvent trouver dans des ateliers (peinture, dessin, sculpture), initier les élèves au land-art et au landscape était une tâche difficile!
Le land-art n’est pas un art que les enfants ne connaissent pas, mais ils ne le reconnaissent pas comme un art. On trouve facilement cet art dans l’espace urbain. Dans chaque jardin public ou privé.
Il est difficile de transmettre des concepts abstraits à des enfants de 11 ou 12 ans. C’est pour cela que je leur ai proposé d’aller dans la petite forêt à côté de leur collège à la « chasse au trésor» récolter des morceaux de bois, des feuilles et tout élément végétal que nous trouvions beau. A partir de cette récolte dans le macrocosme, on a introduit les éléments au microcosme du jardin intérieur du collège.
Je leur ai parlé de la terre comme d’un élément féminin, fertile, accueillant et méritant le respect, comme notre propre mère. Les sujets à traiter en relation avec le respect pour la terre sont multiples et même très vastes, le recyclage du papier, les tri des poubelles, l’eau, l’importance des jardins cultivés avec des plantes autochtones et l’importance de diversifier les cultures pour protéger l’équilibre de l’écosystème régional.
Durant l’après-midi, je leur ai proposé un exercice d’observation. Ils ont dessiné en détail un petit élément de notre récolte, au crayon, sans couleurs, se servant seulement de la ligne et en utilisant le moins possible de la gomme pour corriger.
Pendant cet atelier nous n’avons jamais été à la recherche d’une production artistique, mais nous avons donné la priorité à l’expérimentation et à la recherche, même l’« oeuvre finale » est une oeuvre éphémère et biodégradable.
Le microcosme de lichens et des petits champignons a été apprécié de près par les élèves.
Mais après cette expérience, la réalité architecturale du collège était la meilleure excuse pour parler de landscape.
Le sujet de la première partie de l’atelier était le land-art, mais la seconde partie s’est imposée : le landscape, qui est l’art de relier la nature, l’habitat et l’espace architectural.
Pour expliquer ce « nouvel art ou forme d’expression », je me suis retrouvé avec un monstre magnifique : le bâtiment du collège. Cette oeuvre architecturale était forcement idéale.
Je leur ai proposé, pour commencer, de travailler avec les tuteurs des arbres du patio intérieur, où nous avions installé la veille les mobiles construits avec le bois que nous avions trouvé en forêt.
Après avoir appliqué de l’argile sur les tuteurs plantés en diagonale dans ce patio, nous sommes allés colorer avec cet argile rouge les arbres devant l’entrée principale du collège, ensuite ceux de l’esplanade, profitant d’un espace gigantesque et voluptueux.
Ce massage à l’argile fait du bien aux arbres. Ce processus d’interaction entre les élèves, leur environnement architectural et la nature qui l’héberge a été réussi. Tout a été intégré, pas par des explications conceptuelles, mais par la mémoire que les enfants portent dans leurs mains d’avoir fait un massage à l’argile à un arbre pour la première fois.
Les élèves ont étés invités à habiter leur collège, à s’approcher de cette magnifique oeuvre d’architecture, pas sur le plan de la conscience superficielle, mais plutôt plus profondément, par l’expérimentation des perceptions.
La modification minimaliste d’un élément simple, a eu comme résultat un oeuvre collective avec un fort impact visuel.
Ma conclusion est donc que parfois les idées préconçues peuvent être franchies non par une communication directe à travers la parole, mais très facilement à travers l’ouverture que permettent des perceptions plus simples, comme le tactile et le visuel. » (JCG)

Participants

FIACAN Stefan

HINNI Elinn

PARDINO GARCIA Benjamin

ISENSCHMID Julien

PILOTTO Loris

FAVRE Pierre

FRAINIER Johann

MENDOZA SANCHEZ Maricielo

CLERC Julie

GARCIA MARTIN Sara

HAAKE Caroline

PISANELLO Melissa

HAGOSE Munire

LOPEZ RESTREPO Juan-José

MARTINS ALMEIDA Ana


Lina HAKIM

Dans ton quotidien, tu organises ton espace ainsi que ton temps pour avoir un contrôle sur ton environnement. Toutes tes habitudes forment un système qui t’est propre.
A travers cet atelier avec Lina :

  • Tu comprends tes systèmes d’interaction avec ton quotidien (en rassemblant des éléments pour documenter tes habitudes et en les décrivant) et comment ils transforment positivement ton environnement.
  • Tu découvres et articules la beauté et le potentiel de ces systèmes.
  • Tu crées, à partir d’objets du quotidien, de photos, de textes, un document ou une intervention ou encore une installation racontant ton quotidien et ton rôle d’acteur de ton environnement.

« L’atelier avec les élèves de la Seymaz a été très éclairant: ces élèves de 13 ans ont été vite intéressés par le concept de l’installation en art, et ont su donner libre cours à leur imagination en pensant d’incroyables possibilités d’installation. Leur travail final, des tags en 3D, était une superbe réflexion sur le thème de l’atelier et une réaction à l’autorité en général: leur idée de faire des tags était qu’il faut faire entendre sa voix, qui qu’on soit, et d’où qu’on vienne. » (LH)

Participants

CHERVET Basile

CANTONI Michael

CISERA Leandro

LUDI Kevin

AL-JARRAH Aye

CABITZA Moreno

PERRINA Antonio

FROIDEVAUX Etienne

JOUSSON Justine

SUTTER Antoine

ALLENDE Lena

Donna KUKAMA
« Elle était en effet une femme d’autorité »
L’atelier avec Donna est basé sur le texte et le son. Sur la durée de l’atelier, tu dois écrire, comme chacun des participants, quelques phrases sur une femme que tu connais et dont tu sens qu’elle a une position d’autorité remarquable. Ces textes sont lus à voix haute par toi et tes camarades et enregistrés pour créer une bande son unique qui parle de la force de ces différentes femmes tout en donnant l’idée que les voix ne parlent que d’une seule femme. Tu abordes donc des notions d’écriture, de diction, mais aussi de techniques d’enregistrement audio.

« Le workshop avec les élèves de la Seymaz a offert des résultats surprenants. N’utilisant que l’écriture et la lecture comme instruments de création, les élèves ont produits des installations, des performances ainsi qu’une intervention sonore (Pour Moi, she is a wonder woman) qui définit le thème « Femme et Autorité » depuis leur propre point de vue ». (DK)

Participants

MASSA Rémy

SERRA Nicolas

GRISCOM Taina

PAPIN Adeline

PAPA Damien

TULA Nergjivane

BAUMGART Charlotte

GIAMARCHI Gabriel

GIOS Elsa

YANEZ GUZMAN Carlos-André

CALLEGARO Kelly

KERNEN Basile

Philippe LUYTEN

« Un volet important de TGD7 était bien évidemment les journées passées dans cette nouvelle et superbe école de la Seymaz. L’atelier proposé aux élèves aura été quelque peu modifié car un travail préliminaire de recherche que j’avais souhaité n’a pu se mettre en place. Les 16 étudiants ont donc cherché, et récolté dans les journaux des références à la femme. Il s’agissait de traquer les abus, de découvrir les lieux communs, de découper toutes ces informations banalisées autour de l’image de la femme, ou des violences qui lui sont faites à travers l’image-objet véhiculée par certains journaux pour ensuite les installer dans des boîtiers reliquaires.
Soit en simple collecte mise à jour, soit en prenant position par les rencontres et collisions de mots et de photos. Le résultat en sera une série de boîtes finalement assez intimistes, certaines traitées avec humour et dérision, d’autres dénonçant crûment par les images certaines violences banalisées, d’autres très sensibles dont l’auteur prenait position avec poésie et délicatesse. Certains élèves de l’atelier ont produit des objets très personnels, à la réalisation très fine.
J’espère sincèrement que cette première collaboration avec des intervenants extérieurs sera suivie d’autres initiatives semblables. Cela me semble important de sortir les élèves de ce magnifique cadre dans lequel ils ont la chance de vivre, et de faire entrer dans ce CO des dynamiques extérieures, porteuses de créativité et d’ouverture. » (PL)
Participants

DA BROI Toma

PRADERVAND Mathieu

REDZEPI Alban

BASSET Leo

GAVIN Cyril

MARTINS ALMEIDA Ana

BERNARD Nicolas

CARDOSO Richard

Denise MILLET

« Le pouvoir des papilles »
La cuisine, à la maison, c’est souvent le royaume des femmes et elles y règnent sans partage, pour le plus grand plaisir des maris, enfants et des petits enfants qui gardent pour toujours le souvenir de plats délicieux que, selon eux, personne ne réussira jamais comme elles. Dans les restaurants, le chef est souvent un homme, mais même ces chefs ont l’eau à la bouche au souvenir d’un plat que leur mère ou leur grand-mère leur mitonnait et espèrent le préparer aussi bien.
Dans cet atelier avec Denise, on te raconte d’abord un conte, puis c’est à ton tour de faire un court récit d’un moment particulier que tu as vécu en relation avec « Le paradis des papilles ». Ensuite vous vous posez ensemble des questions sur l’organisation entre hommes et femmes, sur une autre manière de manger, des perspectives d’avenir (y aura-t-il encore des grands-mères cordons bleus ? ou le temps des grands-père viendra-t-il ? etc). En fin de matinée, l’argile est préparée.
L’après-midi, expression terre par le modelage de personnages, de situations ou d’objets (travail individuel ou en groupe) en rapport avec les histoires et discussion du matin.
Le lendemain matin, finitions, mise en relation des différents thèmes exprimés et mise en espace des travaux.

« Avec les élèves du collège de la Seymaz, qui avaient environ 13 ans, le thème était « le pouvoir des papilles ».
L’argile est magique. Rapidement, les idées se transforment en un jeu avec la matière. Deux groupes se sont formés spontanément : les garçons d’un côté et les filles de l’autre. « Femme et Autorité » pour les garçons s’exprimant par des ogresses qui mangent leurs petits, mais en les faisant cuire dans la marmite pour un repas jouissif et festif. Pour les filles, l’autorité de la femme s’exprime par la convivialité et l’égalité autour de plats multiples et variés, pour un repas également festif. Par la suite, chaque élève a écrit une histoire ou un conte accompagnant la présentation finale.
Le côté ludique du travail des garçons contrastait avec la concentration et l’application des filles. » (DM)

Participants

COTTE Nicolas

JAHIJA Alban

HASTINGS Louise

BASSET Odrann

BAUDET Julie

FERREIRA DE OLIVEIRA Telma-Sofia

TORRIONE Marie

FRANCO Matthew

GLATZ Antonin

JOVANOVIC Andreja

DURIAUX Florian

HEGI Bastien

CLERC Camille

GROSSE Sarah

CAPPONI Lucile

Nicolas NOVERRAZ

De tout temps, les figures emblématiques représentant l’autorité se sont affichées en portrait. Dans cet atelier avec Nicolas tu travailles le portrait en sérigraphie de femmes représentant une autorité, qu’elle soit politique, religieuse, culturelle ou même « people » et tu parles avec les autres participants de l’impact que ces femmes ont sur vous.

« Dans le workshop décloisonné au cycle de la Seymaz, je me suis retrouvé à devoir partager ma passion pour la sérigraphie avec les élèves, technique pour le moins complexe si elle nous est complètement inconnue. Ce partage s’est agréablement transformé en transmission du savoir tant j’ai eu la sensation qu’ils repartiraient avec un bagage bien plus riche que les quelques travaux réalisés pendant ces deux jours. Sensibiliser les générations futures à une approche artistique quelle qu’elle soit a toujours une valeur inestimable. Or, les élèves présents à mon atelier ont manifesté beaucoup d’intérêt et d’implication, ils ont été d’une perméabilité impressionnante, et d’un tempérament agréable et volontaire. J’en ai retiré une immense fierté ! » (NN)

Participants

BASSET Jules

BONNY Aurélie

CAMENISCH Lucia

HEDIGER Estelle

WYSS-CHODAT Gaël

ZANDMANN Soan

RIOS CABRERA Marco Daniel

JOVE Shanna

BIONDO Sabrina

GHINET Marisa

WILLIAMSON Megan

RIVA Joel

BIANCO Raffaele

STAUBITZ Benjamin

VANAT Sébastien

Kaaren PATTERSON

« Habits de Pouvoir »
Dans l’atelier de Kaaren, tu crées un vêtement d’après un patron de vêtement unisexe qu’elle aapporté, utilisant du papier rouleau brun ou blanc. Après une discussion avec tous les participants et après avoir regardé quelques images proposées par Kaaren, tu utilises des images et du texte (dessinés et/ou découpés) pour créer ton habit de pouvoir qui parle des stéréotypes sur les femmes, du pouvoir, de caractère et de l’égalité tels que tu les vois.

« L’art et l’apprentissage visuels ont un impact sur tous les aspects de la vie. D’étendre cette expérience à une école publique où des identités et des idées adolescentes commencent à germer, était pédagogiquement juste. L’expérience de l’enseignement est un échange à double sens. En tant qu’artistes nous avons le devoir d’éduquer et d’enrichir les générations futures ; et quand bien même, quelles meilleures réflexions de nous-mêmes avons-nous qu’au travers les yeux d’un enfant. Ayant été enseignante d’art pendant de nombreuses années, je me suis réjouie de voir les élèves de la Seymaz nourris et encouragés à devenir des citoyens du monde par un environnement intelligent et enthousiaste. » (KP)

Participants

DUGERDIL Alice

FERNANDES PEREIRA LIMA Sara

GUC Sara

FUMEAUX Alexia

CHENU Laura

OSTROWITCH Mégane

BERSETH Laura

CHATELAIN Eloïse

MERMILLOD Florence

CLEMENT David

FARINHA FERREIRA Rui

MEYLAN Charlène

ANTELO CORTEGANA Antonio

CHARDONNENS Céline

D’AMICO Lucas

Lorédane STRASCHNOV
« Le thème « Femme et Autorité », proposé aussi aux jeunes de la Seymaz, leur a permis, je pense de s’interroger personnellement et collectivement sur leur position face à une question de société. L’atelier que je leur dédiai en particulier, leur suggérait de mettre en forme leurs idées, leurs sentiments ou ressentiments, et parfois même la conception ou concept qu’il se décidait d’approfondir. En 2 jours, l’évolution du positionnement devait leur permettre de se confronter eux-mêmes en partageant un point de vue à l’échelle d’un groupe contextualisé, dans une école, un pays, une histoire, une société… Concrètement, dès la première matinée, il leur était demandé de s’attarder à mettre en mots, en signes, en équations, en cartes, ou tout aure moyen de formulation, leurs idées, ressentiments, conceptions, exemples, etc.. Certes des décalages de concentrations, des engouements « hors-sujet », des chamailleries d’affinités ponctuèrent goulûment les fondations du programme, les mêmes qui parasiteraient quelques heures après leur force ou objectif de conception. « Utiliser l’accident! », disait Francis Bacon! … Déconstruire pour se forger une opinion. Les matériaux leur étaient octroyés successivement, afin qu’ils découvrent eux-mêmes leurs potentiels et qu’ils les utilisent au service de leur réalisation: approfondir et vérifier leur propre conception. Peu à peu, des groupes de 3 ou 4 se sont mis en place, fonction des liens possibles. Correspondances, confrontations, remises en cause, d’eux et parfois guidés, chacun trouvait sa place, une place dans un débat d’idées. L’intérêt d’en passer par les 3 dimensions de l’installation sculpturale résidait dans la création et le déplacement du point de vue lui-même. Tourner autour du sujet, l’observer, l’appréhender sous ses multiples facettes. Comprendre que l’image historique est active au même titre qu’un dialogue, qu’une idée ou qu’une illusion. Et qu’il est bon, au sein d’un groupe, de connaître sa position. L’installation finale rassemblait en un lieu et un moment crucial (le renfort d’étais en X entre les piliers du bâtiment. RDC) l’ensemble des travaux: associer, créer, soulever, voiler des phrases, des transitions, des heurts, des ponctuations, entre les différentes idées et formes d’expression. L’atelier aurait pu durer 1 jour de plus. Mais ce temps en condensé nous a permis à tous, élèves, enseignants et artistes de se risquer sur des terres inconnues, en fermant les yeux, parfois… Ce qui rend la chose d’autant plus intéressante…! » (LS)
Participants

FEJZI Kenan

MEHMETI Liridon

OQUENDO BALTAZAR Jake

KLEBER Stéphane

CARMENI Leo

LLORENTE CANON David

ANELLO Alexandre

HUG Loïc